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27/ 06/ 2007
Une espèce de canard montre des femelles subissant des copulations forcées. Les femelles ont développé des formes de vagins qui déjouent les tentatives d'accouplement non souhaitées.

| Catégorie | Niveau de difficulté de compréhension |
|---|---|
Nature |
facile |
Vous aimez regarder les canards nageant paisiblement sur l'étang près de chez vous ?
C'est parce que vous ne les avez jamais regardé lors des périodes de reproduction !
Il est pourtant connu que chez certaines espèces comme le joli et commun canard « col vert », l'accouplement est loin d'être une partie de plaisir pour la femelle. La monogamie ne semble pas être une vertu chez les mâles alors qu'elle est de mise chez 95 % des autres oiseaux.
Les mâles ont en effet la fâcheuse habitude de procéder à de véritables viols collectifs : les tournantes dans les caves des banlieues ne les choqueraient pas. Ils peuvent s'y mettre à une dizaine de mâles sur une pauvre canard femelle. Ils se mettent sur la femelle et plaquent sa tête à l'aide de leurs becs.
Si la tentative se fait dans l'eau il arrive même souvent que la femelle canard soit presque noyée sous les assauts des mâles qui copulent les uns après les autres dans une orgie sans nom (pour les valeurs et projections humaines, préciseraient probablement Boris Cyrulnik).
La plupart des oiseaux mâles n'ont pas de penis : la reproduction se fait en frottant les cloaques.
Or ces canards font partie des 3 % d'espèces d'oiseau dont les mâles ont des phallus suffisamment longs pour s'insérer dans la femelles, qu'elle soit consentante ou non.
Les chercheurs viennent de montrer que l'Evolution a sélectionné les femelles des espèces de telles manière que celles qui sont confrontées à ces phallus envahissant ont progressivement vu modifiées les caractéristiques de leur vagin afin d'évincer les tentatives des mâles qui entrent sans invitation. Plus le pénis est long et élaboré, plus le vagin de la femelle est également long et élaboré.
La guerre des sexes a bien lieu !
Certains vagins sont équipés de canaux en forme de spirale : ils empêchent l'accouplement en s'enroulant dans la direction inverse de celle du phallus. D'autres vagins possèdent jusqu'à 8 branches en cul-de-sac qui empêchent la fertilisation en capturant le sperme du mâle non souhaité. Toutes ces caractéristiques ne sont là que chez les espèces subissant des viols ; toutes les autres espèces ont des appareils génitaux assez standards.
Ces structures vaginales sont incroyablement tarabiscotées : elles envoient le sperme dans la mauvaise direction ou carrément empêchent la pénétration.
Pour le chercheur, cette caractéristique démontre une sorte de "course aux armements" due à l'Evolution.
Le contrôle de la reproduction alterne entre les sexes. Ainsi, si l'Evolution fait que des mâles développent (sur des échelles millénaires) un phallus élaboré, l'Evolution va sélectionner les femelles de telle manière qu'elle vont progressivement pouvoir se défendre en développant des caractéristiques de leur appareil génital afin de déjouer le plan reproductif des males qui viennent les violer.
Les femelles ne restent pas passives : le combat s'organise devant les phallus conquérants !
Source 1 : Actualité originale (pop-up, anglais)
Complément : T-shirts humoristiques sur les canards (pop-up, anglais)
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