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04/ 11/ 2008
A l'occasion de la sortie du film « Nos enfants nous accuseront », parlons de cette actualité : des chercheurs précisent que les pesticides sur tout type de végétation ont un impact sur le cerveau des enfants. Manger Bio serait alors loin d'être une fantaisie, en particulier pour les mamans qui veulent donner le maximum de chances à leurs enfants ...

| Catégorie | Niveau de difficulté de compréhension |
|---|---|
Nature |
facile |
Une étude réalisée par l'université de Grenade avait déjà trouvé en début d'année que les femmes enceintes comportaient des éléments chimiques issus de la consommation de pesticides qui pouvaient avoir un impact sur le développement du foetus et de l'enfant à venir.
On a déjà réalisé que les pesticides se concentrent essentiellement dans les tissus adipeux et ne rentrent pas dans l'organisme que par le biais de l'alimentation (même si c'est l'essentiel) mais aussi un peu par l'air (pollution lors des épandages).
Les substances toxiques se retrouvaient ainsi en plus grande concentration chez les femmes et les personnes âgées que chez les jeunes et les hommes (processus de bioaccumulation).
Chez les femmes enceintes, la vidéo ci-contre vous rappelle que l'on a récemment trouvé la présence de 8 contaminants composés organochlorés (http://fr.wikipedia.org/wiki/Compos%C3%A9_organochlor%C3%A9 ).
Ces substances chimiques peuvent provoquer des perturbations endocriniennes (terme scientifiques pour dire que cela altère notre fonctionnement hormonal et que cela peut avoir un impact sur les organes génitaux comme des malformations et provoquer aussi des cancers des ces organes à terme : ovaires, testicules etc.).
Il n'est évidement ( ! ?) pas très courant de tester les effets sur les humains des pesticides avant leurs mises sur le marché, en particulier la toxicité sur le cerveau.
Une étude conjointe entre Harvard et l'université de Danemark sud vient de montrer que de nombreux pesticides utilisés dans l'union européenne pouvaient provoquer des dégâts dans le cerveau tant des foetus que des jeunes enfants.
Cette étude plaide donc pour un renforcement des restrictions au niveau de la législation européenne.
En fait, précise les responsables de l'étude après avoir analysé les résultats de plus de 200 études scientifiques sur le sujet, comme les composés chimiques des pesticides sont « par nature » (ironie...) conçus pour être toxique sur le cerveau des insectes, ils sont très probablement toxiques également pour le cerveau des humains...
Les études en laboratoires sur le sujet suggèrent donc que la plupart des pesticides utilisés en Europe ont une toxicité sur le neuro-développement.
Comme vous le savez probablement déjà, le cerveau en développement des foetus et enfants est bien plus sensible que le cerveau adulte à de sévères attaques causées par les composés chimiques.
L'étude s'est donc focalisée sur l'utilisation des pesticides dans les 27 états de l'Union Européenne.
Cette dernière est justement en train de revoir les lois concernant les pesticides au passage (em>au cas où il vous prenait la curiosité d'aller voir ce qui passe actuellement au niveau législatif sur le net).
Les fabricants chimiques déclarent bien entendu que leurs produits sont sans danger pour les humains.
Il faut savoir que de nombreux autres pays en dehors de l'Union suivent d'un oeil attentif ce que réalise l'appareil administratif de l'Union et ses nouvelles législations : la plupart des pesticides utilisés dans l'Union sont ainsi utilisés ailleurs dans le monde.
La consommation de pesticides dans l'Union représente quelques 140 000 tonnes par an, soit 280 grammes ingérés en moyenne par tout consommateur européen (les consommateurs exclusifs d'agriculture biologique qui ne représentent qu'une infime minorité).
D'autres études avaient montré que plus de 25 % des fruits, légumes et céréales concentrent des résidus d'au-moins deux pesticides.
Les composés chimiques qui peuvent provoquer des dommages dans notre organismes sont organophosphates, carbamates, pyrethroids, ethylenebisdithiocarbamates and herbicides chlorophenoxy.
Précisons au passage qu'une des causes principales de la disparition des abeilles (lire l'ancienne actu d'Imaginascience disparition des abeilles ) est l'utilisation de pesticides.
Enfin, le dernier article que nous ayons rencontré sur le sujet et qui fait froid dans le dos dévoile que des chercheurs ont récemment démontré que les bébés dont le cordon ombilical comportait le plus de pesticides sont les plus susceptibles (deux fois plus) d'être obèses plus tard !
Dans cette recherche, on a regardé les niveaux de l'hexachlorobenzène (HCB), un pesticide, présents dans le cordon ombilical de 403 enfants nés sur l'île espagnole de Minorque, avant même la naissance. Les personnes ayant les niveaux les plus élevés ont été deux fois plus susceptibles d'être obèses quand ils ont atteint l'âge de six ans et demi !
Le HCB, avait été principalement utilisé pour traiter les semences et a été interdite internationnalement bien avant que les enfants soient nés, mais sa persistance dans l'environnement dure et il reste dans l'environnement ... et se retrouve dans notre nourriture.
L'importance de l'étude n'est pas de vouloir stigmatiser un produit chimique mais plutôt ce qui est susceptible de se produire à la suite de contact avec plusieurs d'entre eux ...
Enfin, en guise de conclusion, le film http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/ qui sort en salle ce mercredi dénonce cette utilisation irréfléchi des pesticides.
Source 1 :Actualité originale (pop-up, anglais)
Source 2 :Actualité originale (pop-up, anglais)
Source 3 :Actualité originale (pop-up, anglais)
Source 4 :Actualité originale (pop-up)
Source 5 :Actualité originale (pop-up)
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