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Vivant étonnant
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Les Végétaux (plantes) et champignons - Suite et fin



Déplacements, migrations & hibernationsLes plantes cherchent souvent à « migrer » : elles se servent fréquemment du vent pour emporter leurs graines et les disséminer ainsi : plus les graines vont loin, plus les chances de dissémination et de reproduction sont importantes. Vous le savez très bien d'ailleurs :

Arbre carquois : perd ses branches pour survivre
Qui n'a jamais soufflé sur des pissenlits ?

Il existe d'autres formes : le chardon roulant (ou Panicaut champêtre ou encore Eryngium campestre), une plante d'origine méditerranéenne, adaptée à vivre en milieux arides et ouverts, roule sous l’effet du vent. Pendant ce temps, ses graines tombent. Ses racines peuvent atteindre une profondeur de 2 mètres.

Vous connaissez tous par ailleurs, ces fameuses plantes qui roulent dans les films de Western… (en savoir plus ? : Salsola (tumbleweed) sur Wikipédia)

Il n'est pas toujours besoin de vent : les fruits sont bons à manger et les graines si dures car ainsi les animaux qui les mangent laissent les graines beaucoup plus loin, dans leurs déjections.

Certaines fabriquent des graines à crochet pour s'accrocher aux poils des animaux (nos chiens en font souvent les frais) comme le Gaillet Gratteron (en savoir plus ? : Gaillet gratteron sur Wikipédia ) et qui a d'ailleurs inspiré le Velcro (voir une belle image de Velcro en macrophotographie), paraît-il.

Même les plantes hibernent ! Quelles que soient les stratégies, les plantes ont trouvé parade à la rigueur de l'hiver.

Pourquoi les arbres perdent leurs feuilles à l'automne ?

Sous nos latitudes, les arbres à feuilles les perdent en automne car le gel fréquent du sol en l'hiver va les empêcher de trouver de l'eau facilement par les racines (or un arbre évapore énormément d'eau à travers ses feuilles). L'arbre fait donc des "économies d'énergie" et attend patiemment le dégel.

Si le manque d'eau n'est pas saisonnier mais omniprésent, ce n'est plus la peine d'attendre : il faut lutter !
Les arbres font parfois de grands stockage d'eau dans un renflement nommé "Caudex". Un baobab africain ( Belle image , en savoir plus ? : Baobab sur Wikipédia) est ainsi capable de contenir 10 000 litres d'eau dans son renflement, la partie "Caudex" du tronc.

L'arbre-carquois dans le désert de Namibie (et de Selaginella lepidophylla au Texas) a, lui, carrément recours à l'auto-amputation de ses branches !

Certaines plantes peuvent se mettre en mode « pause » tant que l'eau n'est pas présente : elles sont comme mortes. La plante "hibernante" Lepidophylla (en vente dans la boutique du site : plante hibernante) revit ainsi littéralement dès la première goutte de pluie ou de rosée. "Pseudo-morte", on dirait une boule déssechée, et "vivante", elle ressemble à une salade.

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Divers et insoliteIl existe de nombreuses plantes aux caractéristiques singulières mais on ne peut les passer toutes en revue.

Vous pensez par exemple que les plantes sont "froides".
Il existe pourtant 4 variétés de plante dans le monde qui sont capables de générer de la chaleur !

La plus connue et étonnantes d'entre-elles est le Chou puant. On l'appelle ainsi car, comme on l'a vu, les arums sont parfois capables de générer des odeurs pour attirer les mouches : ici encore l'odeur est peu ragoutante.

Cette plante, que l'on trouve au Québec par exemple, contrôle tant et si bien sa température qu'il peut y avoir une différence de 25 °C entre la plante et l'extérieur : si vous la touchez en plein hiver, elle ne sera donc pas froide et on la voit, par conséquent, émerger de la neige (la preuve en image ) car elle l'a faite fondre.

Cette plante qui ne paie pas de mine extérieurement possède une autre particularité : elle peut vivre très longtemps et on la soupçonne de pouvoir atteindre plusieurs siècles d'existence !

On ne peut bien sûr pas faire un chapitre sur les végétaux sans évoquer les fascinantes plantes carnivores.

Vidéo traduite : les incroyables plantes carnivores

A la fois mystérieuses et fascinantes, les pantes carnivores sont des végétaux qui ont acquis, au cours de l’évolution, les remarquables facultés d’attirer, de capturer et de digérer des proies animales vivantes.

Il s’agit, en quelque sorte, d’un juste retour des choses, tant le monde végétal est par ailleurs source de nourriture pour de nombreux animaux.

Les animaux capturés sont le plus souvent des insectes variés (moucherons, fourmis, mouches, guêpes, blattes, etc) et c’est pourquoi l’on parle quelquefois de plantes insectivores.

D’autres petits invertébrés tombent aussi dans le piège. La taille des victimes dépend bien entendu de celle du piège : les plus grosses plantes carnivores seraient capables de digérer un petit mammifère ou oiseau.

Les plantes carnivores comprennent plus de 500 espèces à l’état naturel dans le monde, regroupées en 7 familles. Ce sont toutes des plantes à fleurs. Les plantes carnivores sont bien différentes les unes des autres. Leur dimension varie selon les espèces, de quelques millimètres à 20 mètres pour les plus grandes (qui se développent sous forme de lianes).

Les fleurs sont également variables. Elles attirent les insectes, qui favorisent la pollinisation. Les fleurs des plantes carnivores ne portent aucun système de capture, cette fonction étant réservée aux pièges. Elles servent exclusivement à la multiplication et donc la survie de l’espèce.

Pourquoi des plantes « carnivores » existent-elles ?

Pour grandir et se reproduire, les végétaux ont besoin d’un certain nombre d’éléments indispensables : énergie solaire, oxygène, gaz carbonique, eau et divers sels minéraux dont l’azote, le calcium, le potassium et le phosphore, ainsi que des vitamines et des hormones. Donc, pour satisfaire ces exigences, les plantes ont mis au point des stratagèmes en relation avec leurs lieux de vie.

La plante carnivore Dionée capture un insecte

En particulier, les plantes carnivores vivant sur des sols pauvres en sels minéraux. Les proies capturées et digérées fournissent des vitamines, et surtout des protéines contenant de l’azote. Les pièges qu’elles ont développés sont le résultat de plusieurs milliers d’années d’évolution.

Comment fonctionne les pièges ?

D’abord, il faut attirer la cible. Tous les moyens sont bons pour attirer une proie : odeurs alléchantes, nectar appétissant, couleurs vibrantes… Pour plus d’efficacité, elles peuvent en utiliser plusieurs en même temps.

Ensuite il faut capturer cette cible. 3 catégories de pièges sont à disposition : les pièges

  • actifs

  • semi-actifs

  • et les fixes

Vidéo traduite : la Dionée et la Sarracène

Les pièges actifs sont doués de mouvements rapides.
Les espèces des genres Dionaea (Dionée : voir une belle photo ) et Aldrovanda disposent de pièges actifs à mâchoires, dont les dents s’imbriquent lors de la fermeture.

Celle-ci se produit au moment où la proie entre dans le piège. La fermeture ne dure qu'entre 1/30 s à 1/1000 s ! Les espèces du genre Urticularia sont équipées de pièges actifs à succion. Ne fonctionnant qu’en milieu aquatique, ces petites poches gonflent dès qu’elles sont effleurées, aspirant à la fois l’eau et la proie.

Les pièges semi-actifs à tentacules des genres Drosera et Pinguicula sont en fait des feuilles capables de se replier sur la proie. De plus, des tentacules dirigent la proie vers les glandes digestives.

Miam, Miam !

L’ensemble du processus prend d’une minute à plusieurs heures. Les Sarracenia, les Darlingtonia et les Heliamphora ont des pièges passifs à cornets tubulaires. Les insectes tombent dans le cornet et, ne pouvant remonter, se noient dans le liquide contenu dans le piège. Simple et efficace.

Les Byblis et les Drosophyllum préfèrent les pièges passifs à tentacules : des poils glanduleux immobiles, garnis de liquide gluant qui collent les insectes. Les Nephenthes et les Cephalotus adoptent les pièges passifs à urne.

Les proies pénètrent dans le piège, glissent sur les parois internes de l’urne et finissent par se noyer.

Enfin intervient la digestion : la plupart des plantes carnivores sont munies de glandes digestives qui sécrètent leurs propres enzymes. D’autres utilisent les bactéries présentes dans le liquide où se noient les proies. Il en existe même qui emploient l’action conjuguée de leurs enzymes et des bactéries.


 A suivre : les insectes...

Vous voulez en savoir davantage ? : allez à la » » » » page suivante

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